Banque et crédit

Simulateur de saisie sur salaire : combien peut-on vous prélever ?

P 27 août 2026
Simulateur de saisie sur salaire : combien peut-on vous prélever ?

Un courrier arrive, votre employeur vous prévient qu’il va retenir une partie de votre paie, et la seule question qui compte est de savoir ce qu’il vous restera pour finir le mois.

Sommaire

Sur un salaire net de 1 800 € sans personne à charge, un créancier peut prélever 338,38 € par mois au maximum. Il vous reste 1 461,62 €. Le montant change avec le salaire, avec le nombre de personnes à votre charge, et il change complètement si la dette est une pension alimentaire.

Le net après cotisations sociales et prélèvement à la source, sans les remboursements de frais.
Chaque personne à charge relève tous les seuils de 145 € par mois.
Une pension alimentaire échappe au barème et se prélève sur l’intégralité du salaire.

Entrez votre salaire net mensuel ci-dessus pour voir ce qui peut être prélevé et ce qui vous reste.

Barème 2026, décret n° 2025-1299 du 24 décembre 2025, article R3252-2 du code du travail. Somme laissée dans tous les cas : 651,69 €, décret n° 2026-220 du 30 mars 2026, article 1er.

Le barème mensuel appliqué
Tranche de salaire mensuelPart saisissable
jusqu’à 373,33 €1/20
de 373,33 € à 727,50 €1/10
de 727,50 € à 1 083,33 €1/5
de 1 083,33 € à 1 435,83 €1/4
de 1 435,83 € à 1 789,17 €1/3
de 1 789,17 € à 2 150,83 €2/3
au-delà de 2 150,83 €la totalité

Seuils relevés de 145 € par mois et par personne à charge, article R3252-3.

Comment fonctionne ce simulateur de saisie sur salaire ?

Le simulateur applique le barème du code du travail tranche par tranche, comme le fait le service des saisies. Vous entrez votre salaire net mensuel, le nombre de personnes à votre charge, et le montant d’une éventuelle pension alimentaire prélevée. Il vous donne trois chiffres que la plupart des calculateurs ne montrent pas : la fraction saisissable selon le barème, ce qui sera réellement prélevé une fois la loi appliquée, et surtout ce qui vous reste. Il affiche aussi le détail de chaque tranche, pour que vous puissiez vérifier le calcul au lieu de le subir, et il vous prévient quand le plancher légal entre en jeu.

Quelle est la grille de saisie sur salaire en 2026 ?

Le barème est progressif. Il ne s’applique pas à la totalité du salaire d’un coup, mais par tranches successives, comme l’impôt sur le revenu. Chaque tranche a sa propre proportion saisissable.

Tranche de salaire mensuelPart saisissableSaisie maximale cumulée
jusqu’à 373,33 €1/2018,67 €
de 373,33 € à 727,50 €1/1054,08 €
de 727,50 € à 1 083,33 €1/5125,25 €
de 1 083,33 € à 1 435,83 €1/4213,37 €
de 1 435,83 € à 1 789,17 €1/3331,15 €
de 1 789,17 € à 2 150,83 €2/3572,26 €
au-delà de 2 150,83 €la totalité572,26 € plus tout le surplus

La dernière ligne est celle qui surprend. Au-delà de 2 150,83 € par mois, tout ce qui dépasse ce seuil est saisissable en entier. Un salaire de 3 000 € laisse donc 572,26 € de saisie au titre des six premières tranches, plus 849,17 € au titre de la septième, soit 1 421,43 € au total.

Ces seuils sont fixés en montants annuels par le code du travail, puis divisés par douze. C’est pour cette raison qu’ils tombent sur des centimes bizarres comme 373,33 € ou 1 435,83 €. Le simulateur travaille sur les valeurs annuelles exactes, ce qui évite l’écart de quelques centimes que produisent les calculs faits directement sur les montants mensuels arrondis.

Quel salaire faut-il entrer dans le calcul ?

C’est l’erreur la plus fréquente, et elle coûte de l’argent au salarié. Le barème ne s’applique pas au salaire brut, ni au net avant impôt, mais à la rémunération nette après déduction des cotisations et contributions sociales obligatoires et du prélèvement à la source.

Trois éléments sortent de l’assiette et ne doivent jamais y être ajoutés. Les remboursements de frais engagés pour le travail, qui ne sont pas un revenu mais la restitution d’une avance. Les allocations et indemnités pour charges de famille. Et les indemnités déclarées insaisissables par un texte.

En revanche, entrent bien dans l’assiette les accessoires du salaire et les avantages en nature. Une prime, un treizième mois, la valeur d’un logement de fonction augmentent la base de calcul. Un salarié qui touche une prime exceptionnelle un mois donné verra la saisie augmenter ce mois-là.

Le chapitre du code du travail qui organise la saisie s’applique à toute personne salariée, quel que soit le montant de sa rémunération, quelle que soit la forme de son contrat, et quel que soit le nombre de ses employeurs. Un contrat court, un temps partiel ou un cumul d’emplois ne mettent personne à l’abri.

Combien reste-t-il au minimum sur le compte ?

Quelle que soit la dette et quel que soit le créancier, une somme doit rester au salarié. Elle est égale au montant forfaitaire du revenu de solidarité active pour une personne seule, soit 651,69 € depuis le 1er avril 2026.

Ce plancher change le résultat pour les petits salaires. Prenons un salaire de 700 €. Le barème donnerait 51,33 € de saisissable. Mais 700 € moins 651,69 € ne laisse que 48,31 € au-dessus du plancher. La saisie est donc ramenée à 48,31 €. En dessous de 651,69 € de salaire, il n’y a plus rien à saisir du tout.

Ce montant est le même pour tout le monde. Il ne se multiplie pas par le nombre de personnes à charge : le texte vise expressément le forfait applicable à un foyer composé d’une seule personne. C’est un plancher absolu, pas un minimum vital calculé sur la situation familiale.

Le simulateur signale explicitement le cas où ce plancher s’applique, parce que le chiffre affiché n’est alors plus celui du barème et qu’il vaut mieux le savoir si on veut contester.

Ce qui subsiste après la retenue devient le budget réel du mois, et la question de savoir si l’on peut vivre avec 1 800 euros par mois se pose alors dans les mêmes termes.

Ce plancher protège le salaire versé, pas le compte lui-même. Des opérations qui se figent du jour au lendemain relèvent d’un autre mécanisme, et les causes possibles de virements bancaires bloqués n’ont rien à voir avec le barème de la saisie.

Que change une personne à charge dans le calcul ?

Chaque personne à charge relève tous les seuils du barème de 1 740 € par an, soit 145 € par mois. L’effet n’est pas d’exonérer une somme fixe : il décale la grille entière vers le haut, ce qui fait basculer une partie du salaire dans une tranche moins lourdement taxée.

Sur un salaire de 2 500 €, la saisie est de 921,43 € sans personne à charge. Avec deux personnes à charge, elle tombe à 645,93 €. Deux enfants font donc gagner 275,50 € par mois au salarié saisi.

Encore faut-il les déclarer. La majoration n’est pas automatique, elle s’applique sur justification présentée par l’intéressé. Un salarié qui ne fournit pas les justificatifs se fait prélever comme s’il vivait seul.

Sont considérés comme personnes à charge le conjoint, le partenaire de PACS ou le concubin dont les ressources personnelles sont inférieures au montant forfaitaire du RSA pour une personne seule, ainsi que les enfants ouvrant droit aux prestations familiales. Un conjoint qui travaille et gagne plus de 651,69 € ne compte donc pas.

Pourquoi une pension alimentaire échappe-t-elle au barème ?

Une créance alimentaire n’est pas une dette comme les autres. Le créancier d’une pension peut demander un paiement direct, et ce prélèvement porte sur l’intégralité de la rémunération, pas seulement sur la fraction saisissable.

Concrètement, la pension s’impute d’abord sur la fraction insaisissable, celle qu’aucun autre créancier ne peut toucher, et ensuite seulement sur la fraction saisissable. Sur un salaire de 1 800 €, un créancier ordinaire est plafonné à 338,38 €, alors qu’une pension alimentaire peut aller jusqu’à 1 148,31 €, c’est-à-dire tout ce qui dépasse le plancher de 651,69 €.

Le paiement direct porte sur le terme mensuel courant et sur les six derniers mois impayés. Ce délai passe à vingt-quatre mois lorsque l’organisme débiteur des prestations familiales agit pour le compte du créancier, ce qui est le cas lorsque la CAF intervient au titre de l’intermédiation financière.

Le simulateur traite ce cas, ce qui n’est pas courant. Entrez le montant de la pension prélevée et il répartit correctement : la pension d’abord, le créancier ordinaire ensuite, sur ce qui reste dans la limite du barème.

Que se passe-t-il quand plusieurs créanciers se présentent ?

La fraction saisissable ne se multiplie pas par le nombre de créanciers. Elle est calculée une fois, sur le salaire, et elle est ensuite répartie entre eux. Un salarié qui doit de l’argent à trois organismes ne se fait pas prélever trois fois 338,38 €.

L’ordre compte. Les créances alimentaires passent avant les autres et se servent sur l’intégralité du salaire. Les créanciers ordinaires se partagent ensuite ce qui reste de la fraction saisissable, au prorata de leur créance.

C’est aussi pour cette raison qu’un salarié déjà saisi n’a pas grand-chose à craindre d’une nouvelle procédure sur le plan du montant mensuel : ce qui change, c’est la durée pendant laquelle il sera prélevé, pas la somme retenue chaque mois.

Toutes les dettes ne passent pas par cette procédure. L’administration recouvre ses créances par sa propre voie, ce qui explique qu’un débit puisse tomber sans qu’aucun acte de saisie ne soit arrivé, comme dans le cas d’une amende de 375 euros prélevée sans avoir rien reçu.

Combien de temps dure une saisie sur salaire ?

Aucune durée n’est fixée à l’avance. La saisie s’arrête quand la dette est éteinte, intérêts et frais compris. La durée se calcule donc en divisant le montant dû par la fraction saisissable mensuelle.

Une dette de 5 000 € sur un salaire net de 1 800 € sans personne à charge représente un peu moins de quinze mois de prélèvement à 338,38 € par mois. La même dette sur un salaire de 1 200 € prend beaucoup plus longtemps, puisque la fraction saisissable n’est plus que de 154,42 € par mois, soit un peu plus de trente-deux mois.

Deux paramètres allongent ou raccourcissent cette durée sans qu’on y pense. Les intérêts continuent de courir sur le capital restant dû, ce qui rallonge la fin de course. Et une augmentation de salaire fait mécaniquement grossir la fraction saisissable, donc raccourcit la saisie, parce que le barème est progressif.

Le simulateur donne la fraction mensuelle. Pour connaître la durée, divisez le montant total de votre dette par ce chiffre, puis ajoutez une marge pour les frais et les intérêts.

Quand la dette est un crédit, la durée peut s’interrompre par l’assurance emprunteur plutôt que par le paiement. C’est ce qui se joue en cas d’invalidité de catégorie 2 et de remboursement de prêt, où l’assureur prend le relais du salarié.

Que faire si le montant prélevé paraît faux ?

Commencez par recalculer sur la bonne assiette. Reprenez votre bulletin de paie, prenez le net après cotisations et prélèvement à la source, retirez les remboursements de frais s’il y en a, et entrez ce chiffre dans le simulateur. Si l’écart avec la retenue réelle dépasse quelques centimes, il y a une raison.

Les trois causes les plus fréquentes sont une assiette gonflée par des frais professionnels, des personnes à charge non déclarées, et un barème périmé appliqué après le 1er janvier.

Adressez d’abord une demande écrite au commissaire de justice chargé de la procédure, avec vos justificatifs. C’est lui qui calcule et qui donne l’instruction à l’employeur. Si le désaccord persiste, la contestation se porte devant le juge de l’exécution du tribunal judiciaire, qui reste compétent pour tout ce qui touche au montant, au titre et à la répartition.

Gardez une trace écrite de chaque échange. Une régularisation obtenue trois mois plus tard suppose de prouver la date à laquelle vous avez signalé l’erreur.

Ne confondez pas les deux supports. Une saisie se lit sur le bulletin de paie, jamais sur le relevé bancaire. Une ligne inattendue sur le compte demande une autre recherche, celle qui consiste à identifier le destinataire d’un prélèvement inconnu.

La voie est aussi différente de celle d’un litige bancaire ordinaire, où c’est la banque qui répond et où les délais sont ceux du code monétaire et financier, comme lorsqu’il faut contester un paiement par carte prélevé deux fois.

Qui mène la procédure depuis le 1er juillet 2025 ?

C’est le changement que beaucoup d’articles n’ont pas encore intégré. La saisie des rémunérations ne passe plus par le tribunal.

Jusqu’au 30 juin 2025, un créancier devait saisir le juge de l’exécution, qui convoquait les parties à une tentative de conciliation avant d’autoriser la saisie. Depuis le 1er juillet 2025, la procédure est confiée aux commissaires de justice, ces professionnels qui ont remplacé les huissiers. Le créancier muni d’un titre exécutoire mandate un commissaire de justice, qui mène la saisie et la répartition entre créanciers.

Le juge n’a pas disparu pour autant. Il reste le juge des contestations : c’est devant lui qu’on porte un désaccord sur le montant, sur la validité du titre ou sur la répartition.

Pour le salarié, la conséquence pratique est double. La procédure va plus vite, puisque l’étape de conciliation devant le juge a disparu. Et l’interlocuteur n’est plus le greffe mais un commissaire de justice, à qui il faut adresser les justificatifs de personnes à charge et les contestations de montant.

Quelles erreurs font perdre de l’argent au salarié saisi ?

La première est de ne pas déclarer ses personnes à charge. La majoration de 145 € par mois et par personne ne s’applique que sur justification. Personne ne la réclame à votre place.

La deuxième est de laisser calculer la saisie sur une assiette gonflée. Si votre employeur inclut vos remboursements de frais de déplacement dans la base, la saisie est trop élevée. Le calcul se fait sur le net après cotisations et prélèvement à la source, frais professionnels exclus.

La troisième est de ne pas signaler un changement de situation. Une naissance, un conjoint qui perd son emploi, une baisse de salaire modifient le calcul. Tant que le commissaire de justice ne le sait pas, il applique l’ancienne situation.

La quatrième est de croire qu’on peut refuser. L’employeur qui reçoit un acte de saisie est légalement tenu de verser la somme, et il engage sa responsabilité s’il ne le fait pas. Ce qui se conteste, c’est le montant ou le fondement de la dette, devant le juge de l’exécution, pas le principe du prélèvement auprès de l’employeur.

La cinquième est d’oublier que le barème change chaque année. Les seuils sont révisés par décret en fonction de l’indice des prix à la consommation hors tabac des ménages urbains, et arrondis à la dizaine d’euros supérieure. Un montant calculé avec le barème de l’année précédente est faux.

Reste ce qui vient après. Un impayé de crédit mené jusqu’à la saisie a en général déjà laissé une trace au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, et cette trace pèse sur chaque demande ultérieure, y compris quand on cherche un prêt malgré un fichage FICP.

Quelles sont les questions les plus posées sur la saisie sur salaire ?

Quel est le montant maximum pour une saisie sur salaire ?

Il n’existe pas de plafond en euros valable pour tout le monde. Le maximum dépend du salaire : 338,38 € sur un net de 1 800 €, 921,43 € sur 2 500 €, 1 421,43 € sur 3 000 €. La seule limite absolue est par le bas : il doit rester au moins 651,69 € au salarié.

Quelle est la quotité saisissable sur un salaire en 2026 ?

Elle va du vingtième pour la première tranche à la totalité au-delà de 2 150,83 € par mois, en passant par le dixième, le cinquième, le quart, le tiers et les deux tiers. Le barème 2026 est celui fixé par le décret du 24 décembre 2025, entré en vigueur le 1er janvier 2026.

Quelle est la grille pour la saisie sur salaire ?

La grille comporte sept tranches mensuelles, de 373,33 € à 2 150,83 €, chacune avec sa proportion saisissable. Chaque personne à charge justifiée relève tous ces seuils de 145 € par mois. Le tableau complet figure plus haut dans cet article et le simulateur l’applique automatiquement.

Quel montant l’employeur peut-il retenir sur votre salaire ?

L’employeur ne décide de rien. Il retient exactement le montant que lui indique l’acte de saisie, calculé selon le barème légal, et le verse au commissaire de justice. Il n’a ni la faculté de retenir davantage, ni celle de retenir moins.

Est-il possible de refuser une saisie sur salaire ?

Non, pas auprès de l’employeur. Une saisie repose sur un titre exécutoire et s’impose à lui. Ce qui reste possible, c’est de contester devant le juge de l’exécution le montant retenu, la validité du titre ou l’existence de la dette, et de demander des délais de paiement.

Quelle est la nouvelle procédure de saisie des rémunérations ?

Depuis le 1er juillet 2025, la procédure est menée par un commissaire de justice et non plus par le juge de l’exécution. La tentative de conciliation devant le tribunal a disparu. Le créancier muni d’un titre exécutoire s’adresse directement à un commissaire de justice, qui notifie la saisie à l’employeur et répartit les sommes entre les créanciers.

Est-ce qu’un huissier de justice peut faire une saisie sur salaire ?

Oui, et c’est même désormais lui qui mène toute la procédure. La profession d’huissier de justice a fusionné avec celle de commissaire-priseur judiciaire pour former celle de commissaire de justice. C’est ce professionnel qui met en œuvre la saisie depuis la réforme de 2025.

Peut-on être saisi sans avoir été averti ?

Une saisie suppose un titre exécutoire, donc une décision de justice ou un acte équivalent qui a été signifié. Il arrive en revanche que le salarié découvre la retenue sur sa fiche de paie, parce que le courrier a été envoyé à une ancienne adresse ou n’a pas été réclamé. Dans ce cas, il faut demander au commissaire de justice la copie du titre et de l’acte de saisie, et saisir le juge de l’exécution si la dette est contestée.

D’où viennent ces chiffres ?

Le barème des sept tranches est celui de l’article R3252-2 du code du travail, dans sa rédaction issue du décret n° 2025-1299 du 24 décembre 2025, en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Les seuils y sont exprimés en montants annuels, de 4 480 € à 25 810 €, que le simulateur divise par douze.

Le correctif de 1 740 € par an et par personne à charge vient de l’article R3252-3 du même code, qui précise aussi qui compte comme personne à charge.

La somme laissée dans tous les cas au salarié est fixée par l’article R3252-5, qui renvoie au montant forfaitaire du revenu de solidarité active pour une personne seule. Ce montant est de 651,69 € depuis le 1er avril 2026, en application de l’article 1er du décret n° 2026-220 du 30 mars 2026.

L’assiette de calcul est définie par l’article L3252-3 : rémunération, accessoires et avantages en nature, après déduction des cotisations et contributions sociales obligatoires et de la retenue à la source, hors remboursements de frais et hors allocations pour charges de famille.

Le régime particulier de la pension alimentaire figure à l’article L3252-5, qui autorise le prélèvement direct sur l’intégralité de la rémunération, imputé d’abord sur la fraction insaisissable.

La révision annuelle des seuils est prévue par l’article R3252-4, en fonction de l’indice des prix à la consommation hors tabac des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, avec arrondi à la dizaine d’euros supérieure.

La réforme de la procédure résulte du décret n° 2025-125 du 12 février 2025 relatif à la nouvelle procédure de saisie des rémunérations, dont les dispositions principales sont entrées en vigueur le 1er juillet 2025.

Ces montants sont revus chaque année : le barème au 1er janvier, le montant du RSA au 1er avril. Cet article et le simulateur sont mis à jour à chaque décret.

Cet article donne une information générale et ne remplace pas l’avis d’un professionnel sur une situation personnelle.

P
L'auteur
Patrick

« Patrick » est la signature éditoriale d’OpesC, un pseudonyme. Les articles publiés sous ce nom traitent des questions d’argent du quotidien et de l’argent public, à partir des sources officielles (Légifrance, service-public.fr, URSSAF, HATVP) citées dans le texte.

Tous les articles de Patrick →