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Trade Republic : quels frais et quel type de compte au juste ?

P 21 septembre 2026
Trade Republic : quels frais et quel type de compte au juste ?

Choisir une plateforme d’investissement ne se résume pas à repérer un tarif bas. Avec Trade Republic, l’hésitation porte surtout sur la nature du compte ouvert, parce qu’on y trouve à la fois un compte de liquidités, un compte-titres, un PEA et une carte, avec des règles différentes selon l’usage. Et c’est précisément là que beaucoup de comparatifs restent flous. Reste à savoir ce que vous ouvrez vraiment, ce que chaque service coûte, et où se situent les limites pratiques avant d’y placer votre épargne.

Sommaire

L’essentiel à retenir :

  • Trade Republic combine un compte de liquidités, un compte-titres ordinaire et, pour la France, un PEA ; la tenue de compte est à 0 € et il n’y a pas de droits de garde.
  • Un ordre ponctuel coûte 1 €, un ordre avec Direct Price coûte 2 €, tandis que les plans d’épargne programmés sur actions, ETF ou cryptos sont à 0 €.
  • Les dépôts par virement SEPA sont gratuits ; le premier dépôt par carte ou portefeuille mobile est gratuit, puis chaque dépôt suivant supporte 1 % de frais.
  • La carte virtuelle est gratuite, la carte Classic coûte 5 € une seule fois et la Mirror 50 € une seule fois ; les retraits au distributeur sont gratuits à partir de 100 € et facturés 1 € en dessous.
  • Les nouveaux clients peuvent activer 3 % d’intérêt sur leurs liquidités jusqu’à 50 000 €, mais ce taux est promotionnel et ne transforme pas l’offre en banque principale complète : pas de chéquier, pas de dépôt d’espèces, pas de découvert autorisé.

Quels comptes Trade Republic propose-t-il vraiment ?

Trade Republic n’ouvre pas un « compte unique » au sens habituel d’une banque de tous les jours. Vous avez en pratique un compte de liquidités pour déposer l’argent, puis une ou deux enveloppes d’investissement selon ce que vous choisissez : un compte-titres ordinaire, et éventuellement un PEA si vous êtes éligible en France.

Le compte de liquidités sert à recevoir vos virements, à conserver les sommes non investies et à alimenter vos achats de titres. Le CTO sert à investir plus largement, y compris en actions, ETF, obligations et crypto-actifs. Le PEA, lui, suit les règles fiscales françaises propres à cette enveloppe. Le point utile pour le lecteur est simple : argent en attente d’un côté, titres logés de l’autre. Ce n’est pas la même poche, ni la même protection, ni la même fiscalité.

Sur les frais fixes, la grille est très lisible : ouverture gratuite, tenue de compte à 0 €, pas de droits de garde et pas d’intérêts négatifs annoncés sur le compte-titres. C’est l’un des points forts de l’offre. Mais un tarif simple ne dit pas encore si le produit vous convient : tout dépend de la fréquence de vos ordres et de votre besoin d’une vraie banque au quotidien.

Qui fournit le compte français et le PEA ?

Le détail juridique compte ici, parce qu’il répond à la question « quel type de compte au juste ? ». Trade Republic Bank GmbH est une banque allemande de plein exercice, supervisée par la BaFin. Pour les clients français, la prise de dépôts sur un compte avec IBAN français, la conservation des instruments financiers, l’exécution des ordres et l’offre du PEA passent par sa succursale française.

Les conditions françaises précisent que cette activité s’exerce sous le contrôle de l’ACPR et de l’AMF. Ce n’est pas un point de communication, c’est un repère pratique. Il permet de comprendre pourquoi l’application mélange des usages de banque et de courtier, sans être pour autant un compte courant classique avec toute la panoplie habituelle. Pour les crypto-actifs, l’AMF indique aussi que Trade Republic Bank GmbH est autorisée à fournir des services en France en libre prestation de services, avec une date d’agrément MiCA au 28 avril 2025.

Autre point souvent mal expliqué : les titres détenus sur le compte de garde ne sont pas couverts par le système de garantie des dépôts, parce qu’ils restent votre propriété. La garantie des dépôts vise les espèces déposées, pas les actions ni les ETF logés dans le portefeuille. Mélanger les deux conduit à de mauvais réflexes au moment de juger le risque.

Combien coûte un ordre chez Trade Republic ?

Le tarif standard est clair : un ordre ponctuel exécuté coûte 1 €. Trade Republic parle de « frais de règlement externe » de 1 € par transaction ponctuelle, hors plans d’épargne. Cela vaut à l’achat comme à la vente. Si vous passez deux achats dans le mois puis une vente, vous payez 3 € au total, pas un forfait mensuel.

Depuis l’ajout de Direct Price, il existe aussi un deuxième cas. Si vous choisissez explicitement une place de marché via cette fonction, les frais montent à 2 € par ordre. Pour un investisseur qui achète une fois par mois un ETF à 300 €, l’écart est très concret : 1 € représente déjà 0,33 % du montant investi ; à 50 €, le coût grimpe à 2 % sur un ordre ponctuel. C’est pour cela que la plateforme est souvent plus pertinente pour une logique d’investissement régulier que pour des micro-ordres manuels répétés.

À côté de ce coût affiché, il faut distinguer deux autres couches. D’abord le spread, c’est-à-dire l’écart entre prix d’achat et prix de vente, qui n’est pas un tarif fixe mais un coût de marché. Ensuite les frais internes des produits, par exemple les frais de gestion d’un ETF, déjà inclus dans la valeur du fonds. Dire qu’il n’y a « que 1 € » serait donc incomplet ; dire qu’il y a des « frais cachés » partout serait excessif. Il y a un frais fixe connu, puis des coûts liés au produit et au marché.

Les plans programmés sont-ils vraiment gratuits ?

Oui, sur le papier contractuel, l’exécution des plans d’épargne sur actions, ETF ou cryptos est gratuite. C’est un élément important, parce qu’il change complètement l’économie de petits versements réguliers. Un investisseur qui met 100 € par mois sur un ETF via un plan programmé évite le 1 € qui pèserait lourd sur un ordre manuel de faible montant.

Dans la pratique, c’est ce qui rend l’offre cohérente pour une stratégie d’épargne automatisée. Prenons un cas simple. Si vous investissez 200 € chaque mois pendant un an avec des ordres manuels, vous payez 12 € de frais fixes. Avec un plan programmé à 0 €, ces 12 € disparaissent. Sur de gros montants, l’écart devient secondaire ; sur de petites mensualités, il est tout sauf marginal.

Cette gratuité ne veut pas dire absence totale de coût économique. Si l’ETF choisi prélève des frais annuels de gestion, ils restent dus puisque ce sont les frais du produit lui-même. La vraie lecture est donc celle-ci : pas de commission d’exécution sur le plan, mais pas d’investissement « gratuit » au sens absolu.

Dépôts, virements et retraits, où sont les vrais coûts

Les virements SEPA sont gratuits à l’entrée comme à la sortie selon le document tarifaire du compte de paiement, et le support Trade Republic indique que le dépôt par virement SEPA est possible pour approvisionner le compte. Pour un usage rationnel, c’est la voie à privilégier. Le délai annoncé est généralement de deux jours ouvrables bancaires au maximum.

Le dépôt par carte bancaire ou portefeuille mobile est plus rapide, souvent en quelques minutes, mais il devient payant dès le deuxième versement. Le premier dépôt est gratuit. À partir du second, Trade Republic applique 1 % de contribution aux coûts de transaction par versement. L’exemple officiel est limpide : pour transférer 100 €, 101 € sont débités de la carte. Pour un dépôt de 1 000 €, le surcoût est de 10 €. À ce niveau, la commodité a un prix très visible.

Pour les retraits d’espèces, la règle est symétrique : gratuit à partir de 100 €, 1 € en dessous. Il faut ajouter un point souvent oublié : certains distributeurs peuvent facturer leurs propres frais. Ce n’est pas Trade Republic qui les fixe, mais le résultat sur votre relevé est le même. Si vous retirez souvent de petites sommes, le compte devient vite moins intéressant qu’il n’en a l’air sur la brochure.

Quelle carte reçoit-on et pour quel prix ?

La carte virtuelle ne coûte rien. La carte physique Classic coûte 5 € une seule fois. La Mirror coûte 50 € une seule fois. Le document tarifaire officiel précise aussi que les frais mensuels de carte sont à 0 €. Autrement dit, il n’y a pas d’abonnement récurrent, seulement un éventuel coût d’émission pour les versions physiques.

Pour un particulier qui veut seulement ajouter la carte à Apple Pay ou Google Pay, la version virtuelle suffit souvent. Le supplément de 5 € pour la Classic n’a de sens que si vous tenez à une carte physique. Quant à la Mirror à 50 €, on est davantage dans le choix de confort ou de design que dans l’optimisation financière. Le service de base reste le même.

La page officielle ajoute que les paiements en devises n’entraînent pas de frais supplémentaires de leur part, hors taux de change bancaire. C’est un avantage utile pour voyager ou payer sur des sites étrangers. Mais il ne faut pas extrapoler : l’absence de surcommission sur paiement ne compense pas, à elle seule, l’absence de découvert, de dépôt de chèques ou de gestion bancaire plus complète.

OpérationTarifCondition
Tenue de compte0 €Compte de paiement
Ordre ponctuel1 €Achat ou vente hors plan programmé
Ordre Direct Price2 €Place de marché choisie via Direct Price
Plan d’épargne0 €Actions, ETF ou cryptos
Dépôt par virement SEPA0 €En euros
Dépôt par carte0 € puis 1 %Premier dépôt gratuit, puis à partir du deuxième
Retrait DAB0 € ou 1 €Gratuit à partir de 100 €, 1 € en dessous
Carte Virtual0 €Sans frais mensuels
Carte Classic5 €Frais uniques
Carte Mirror50 €Frais uniques

Le compte rémunéré à 3 % change-t-il vraiment la donne ?

Pour les nouveaux clients, Trade Republic affiche 3 % d’intérêt sur les liquidités jusqu’à 50 000 €. Il faut lire cette offre comme une promotion commerciale attachée au compte de liquidités, pas comme un livret réglementé. Le taux est présenté comme variable, et la page officielle ne donne pas de date d’entrée en vigueur publique dans le document contractuel consultable.

Le plafond de 50 000 € change beaucoup la lecture. Jusqu’à ce niveau, le taux promotionnel s’applique. Au-delà, certaines pages privées indiquent un taux inférieur pour la part excédentaire ou pour les clients déjà existants, mais ce point n’est pas présenté avec la même netteté sur la page officielle. Le bon réflexe consiste donc à lire l’offre comme un bonus ciblé sur les nouveaux clients, pas comme une promesse universelle et définitive.

Il faut aussi distinguer rendement brut et argent réellement disponible après fiscalité. Les intérêts d’un compte rémunéré ne sont pas défiscalisés comme ceux d’un Livret A. Si vous cherchez une poche d’attente pour un achat boursier futur, l’offre est intéressante. Si vous cherchez votre épargne de précaution principale, la comparaison avec les produits réglementés reste indispensable. Ces informations restent générales et ne remplacent pas un conseil personnalisé ; avant une décision importante sur votre épargne, mieux vaut valider avec un conseiller ou un professionnel du patrimoine.

Garantie des dépôts et propriété des titres

La garantie des dépôts et la sécurité des titres ne reposent pas sur la même mécanique. Pour les dépôts, la règle européenne pose une couverture jusqu’à 100 000 € en cas d’insolvabilité de l’établissement de crédit. C’est le cadre classique de la garantie des dépôts.

Les titres, eux, ne sont pas couverts par ce mécanisme parce qu’ils ne sont pas censés faire partie des dépôts de la banque. Trade Republic l’écrit clairement : les titres du compte de garde ne sont pas couverts par le système de garantie des dépôts, ils sont votre propriété. Pour un investisseur, la conséquence pratique est simple. Les 20 000 € laissés en espèces sur le compte et les 20 000 € investis en ETF n’ont pas le même traitement juridique.

C’est un sujet souvent mal résumé dans les comparatifs. Pourtant, il compte davantage que la différence entre 0 € et 1 € de frais sur un ordre. Si vous laissez durablement du cash non investi, vous regardez la garantie des dépôts. Si vous investissez, vous regardez surtout les conditions de conservation, d’exécution et de restitution des titres.

Quels sont les inconvénients concrets au quotidien ?

Le premier inconvénient est banal, mais décisif : ce n’est pas une banque principale complète. Pas de découvert autorisé, pas de chéquier, pas de dépôt d’espèces physiques. Pour quelqu’un qui veut centraliser salaire, dépenses, retraits, encaissements variés et moyens de paiement classiques, l’offre reste incomplète.

Le deuxième tient au coût réel des petits usages. Un retrait de 40 € vous coûte 1 €. Deux retraits de 40 € dans le mois, c’est déjà 2 €. Trois petits dépôts par carte de 200 € après le premier gratuit, c’est 4 € de frais au total. Ces montants paraissent faibles isolément. Additionnés sur l’année, ils rognent rapidement l’avantage du compte rémunéré ou du courtage bon marché.

Le troisième est plus subtil : la simplicité de l’application convient bien à l’investisseur passif, moins à celui qui veut beaucoup d’outils, de types d’ordres avancés ou une architecture de compte bancaire complète. Dit autrement, l’offre est efficace quand on l’utilise pour ce qu’elle sait bien faire : investir simplement, stocker des liquidités et payer avec une carte. Elle devient plus discutable si on lui demande de remplacer à elle seule une banque de plein service.

Questions fréquentes

Quels sont les frais de compte pour Trade Republic ?

La tenue de compte est affichée à 0 €, les virements sont à 0 € et il n’y a pas de droits de garde sur le compte-titres. Les frais apparaissent surtout sur les ordres ponctuels à 1 €, sur Direct Price à 2 €, sur les petits retraits à 1 € et sur les dépôts par carte à partir du deuxième versement avec 1 %.

Y a-t-il des frais cachés sur Trade Republic ?

Il n’y a pas de frais « cachés » au sens d’un abonnement masqué, mais il existe des coûts que beaucoup de lecteurs oublient. Le spread peut dégrader le prix d’exécution, les ETF prélèvent leurs propres frais internes, et certains distributeurs automatiques ajoutent leurs frais en plus de ceux de la plateforme.

Quels sont les frais d’ordre pour Trade Republic ?

Le tarif standard est de 1 € par ordre ponctuel exécuté. Si vous sélectionnez une place de marché via Direct Price, le coût passe à 2 €. En revanche, les plans d’épargne programmés sur actions, ETF ou cryptos sont gratuits à l’exécution.

Peut-on utiliser Trade Republic comme compte principal ?

Techniquement, vous disposez d’un compte de liquidités et d’une carte, avec un IBAN français pour les services concernés. Mais l’absence de découvert, de chéquier et de dépôt d’espèces en fait plutôt un compte d’investissement enrichi qu’une banque principale complète.

Le PEA Trade Republic a-t-il les mêmes frais que le CTO ?

Pour l’essentiel, oui sur la partie visible de la grille : 1 € par ordre ponctuel, 0 € sur les plans programmés, pas de droits de garde et pas de frais d’ouverture. La différence entre les deux tient surtout à l’enveloppe fiscale et aux titres éligibles, pas au tarif de base affiché.

Combien de temps met un virement SEPA à arriver ?

Le délai annoncé est généralement de deux jours ouvrables bancaires au maximum. Si vous avez besoin d’un approvisionnement quasi immédiat, le dépôt par carte ou portefeuille mobile est plus rapide, souvent en quelques minutes, mais il devient payant à partir du deuxième versement.

Les titres sont-ils garantis jusqu’à 100 000 € ?

Non, ce plafond de 100 000 € concerne les dépôts en espèces. Les actions et ETF détenus dans le portefeuille suivent une autre logique : ils restent votre propriété et ne relèvent pas de la garantie des dépôts.

Sources

Sources consultées le 21 septembre 2026.

Informations vérifiées à cette date ; des évolutions ultérieures sont possibles. Vérifiez auprès de la source officielle.

  1. www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/proteger-son-epargne/listes-blanches/psca/trade-republic-bank-gmbh
  2. Trade Republic avis clients et experts 2026 – Comparabanques, www.comparabanques.fr/trade-republic
  3. Avis Trade Republic : à lire avant de souscrire, www.cafedelabourse.com/courtier/trade-republic
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L'auteur
Patrick

« Patrick » est la signature éditoriale d’OpesC, un pseudonyme. Les articles publiés sous ce nom traitent des questions d’argent du quotidien et de l’argent public, à partir des sources officielles (Légifrance, service-public.fr, URSSAF, HATVP) citées dans le texte.

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