On croit souvent que Google a un patron unique et un propriétaire unique. En réalité, savoir qui est le PDG de Google et qui possède l’entreprise oblige à distinguer la direction opérationnelle, la société mère et le pouvoir de vote. C’est justement là que beaucoup de réponses se mélangent, entre Google, Alphabet, les fondateurs et les grands fonds. Reste à savoir qui décide au quotidien, qui détient juridiquement l’entreprise et pourquoi les cofondateurs gardent encore la main sur les votes.
Sommaire
L’essentiel à retenir :
- Sundar Pichai est le PDG de Google depuis 2015 et le PDG d’Alphabet depuis le 3 décembre 2019.
- Google n’est pas détenue directement par une seule personne : Google appartient à 100 % à Alphabet Inc., et Alphabet est une société cotée détenue par ses actionnaires.
- Au 6 avril 2026, Larry Page et Sergey Brin détenaient ensemble environ 89,4 % des actions de classe B d’Alphabet, ce qui représentait environ 52,7 % des droits de vote.
- Le contrôle du groupe repose sur une structure à trois classes d’actions : la classe B donne 10 voix par action, la classe A 1 voix, et la classe C n’a normalement pas de droit de vote.
- Le salaire déclaré de Sundar Pichai pour 2024 était de 2 015 385 dollars, mais sa rémunération totale déclarée atteignait 10 725 043 dollars, ce qui ne raconte pas la même chose.
Sundar Pichai dirige Google depuis 2015
Sundar Pichai est bien le dirigeant opérationnel de Google. C’est lui qui occupe la fonction de CEO depuis 2015, puis celle de CEO d’Alphabet depuis le 3 décembre 2019. La même personne dirige donc à la fois l’activité la plus connue du groupe et la holding qui la contrôle.
Cette précision compte, car beaucoup de pages confondent encore le patron de Google avec les fondateurs historiques. Larry Page et Sergey Brin ont bien créé l’entreprise, mais ils ne gèrent plus son exploitation quotidienne. Si vous cherchez le nom du PDG actuel pour un usage professionnel, médiatique ou boursier, la réponse est simple : Sundar Pichai.
Qui possède quoi, exactement ?
Le mot propriétaire recouvre ici trois niveaux différents. D’abord, Google en tant qu’entité opérationnelle appartient à Alphabet. Ensuite, Alphabet est cotée au Nasdaq sous les symboles GOOG et GOOGL, donc son capital est détenu par une multitude d’actionnaires. Enfin, le pouvoir réel dans les votes ne se lit pas seulement dans le capital : il dépend de la catégorie d’actions détenues.
Concrètement, dire que « Google appartient à Alphabet » est juste au niveau juridique. Dire que « Google appartient à ses actionnaires » est aussi juste, mais à l’échelle de la maison mère. Et dire que « Larry Page et Sergey Brin gardent le contrôle » est également exact, parce qu’ils disposent encore d’un poids décisif dans les droits de vote. Les trois affirmations peuvent donc être vraies en même temps.
Pourquoi Larry Page et Sergey Brin gardent la main ?
Alphabet utilise une structure de capital à plusieurs classes d’actions. Une action de classe B donne 10 voix, une action de classe A donne 1 voix, et une action de classe C n’accorde normalement aucun droit de vote. C’est ce mécanisme qui change tout dans la gouvernance du groupe.
Au 6 avril 2026, Larry Page et Sergey Brin détenaient ensemble environ 89,4 % des actions de classe B en circulation. Cette part représentait environ 52,7 % du pouvoir de vote de l’ensemble des actions ordinaires. Dit autrement, ils n’ont pas besoin de posséder la majorité du capital économique pour conserver la majorité des voix sur les sujets soumis aux actionnaires, comme l’élection des administrateurs ou les opérations importantes.
Capital et votes ne racontent pas la même histoire
C’est le point que les articles superficiels ratent le plus souvent. Un investisseur peut posséder une part importante du capital d’Alphabet et rester loin derrière en influence politique s’il détient surtout des actions de classe A ou de classe C. À l’inverse, les fondateurs conservent un pouvoir disproportionné grâce aux actions de classe B.
Pour un entrepreneur ou un salarié, cette distinction est utile. Dans beaucoup d’entreprises cotées, la propriété économique et le contrôle sont alignés. Chez Alphabet, ils ne le sont pas complètement. On peut donc voir de grands fonds internationaux apparaître parmi les principaux détenteurs du capital sans que cela remette automatiquement en cause la capacité de Larry Page et Sergey Brin à peser sur les décisions stratégiques.
| Élément | Valeur | Ce que cela signifie |
|---|---|---|
| PDG de Google | Sundar Pichai depuis 2015 | Il dirige l’activité opérationnelle de Google |
| PDG d’Alphabet | Sundar Pichai depuis le 3 décembre 2019 | Il dirige aussi la maison mère cotée |
| Propriétaire juridique de Google | Alphabet à 100 % | Google est une filiale intégralement détenue |
| Action de classe B | 10 voix | Levier principal du contrôle des fondateurs |
| Action de classe A | 1 voix | Action cotée avec droit de vote standard |
| Action de classe C | 0 voix | Action cotée sans droit de vote, sauf cas prévus par la loi |
| Part de Larry Page et Sergey Brin en classe B | 89,4 % au 6 avril 2026 | Ils dominent la catégorie la plus puissante |
| Droits de vote contrôlés | 52,7 % au 6 avril 2026 | Ils gardent la majorité des voix |
Les grands fonds possèdent-ils Google ?
Oui, au sens où ils détiennent une partie du capital d’Alphabet, comme beaucoup d’investisseurs institutionnels dans les grandes sociétés cotées. Non, si l’on entend par là qu’ils contrôlent seuls l’entreprise. La différence est décisive.
Le relevé remis par Google dans les résultats met déjà en avant Vanguard et BlackRock parmi les grands investisseurs institutionnels. C’est cohérent avec le profil d’une société cotée de cette taille. Mais sans détail chiffré complet par classe d’actions dans la matière disponible ici, il serait trompeur de désigner un « propriétaire principal » unique. Ce qu’on peut affirmer fermement, c’est que les cofondateurs gardent le contrôle des votes, tandis que le capital est largement réparti entre actionnaires historiques, fonds et investisseurs de marché.
Larry Page et Sergey Brin sont-ils encore les patrons ?
Pas au sens managérial du terme. Ils ne sont plus les dirigeants du quotidien, ne portent plus le titre de CEO et ne pilotent pas l’exécution courante comme Sundar Pichai. En revanche, ils restent centraux dans la gouvernance parce que leur bloc d’actions à droits renforcés leur donne une influence majeure sur les décisions soumises aux actionnaires.
Dans la pratique, cela signifie qu’on peut séparer deux fonctions. Le management exécute la stratégie, les budgets, les produits et l’organisation. Le contrôle des votes permet d’orienter les choix les plus structurants. Pour comprendre Alphabet, il faut tenir ces deux étages ensemble.
Quel est le salaire du PDG de Google ?
Le chiffre officiel à retenir dépend du mot employé. Pour 2024, le salaire déclaré de Sundar Pichai était de 2 015 385 dollars. Sa rémunération totale déclarée atteignait 10 725 043 dollars. Les deux montants sont vrais, mais ils ne mesurent pas la même chose.
Le salaire correspond à la part fixe. La rémunération totale additionne d’autres composantes prévues dans les documents de gouvernance, ce qui donne un niveau bien plus élevé. C’est un cas classique dans les grands groupes cotés : si l’on compare des dirigeants, il faut toujours vérifier si l’on parle du salaire de base ou du package total. Sinon, la comparaison devient fausse dès la première ligne.
Pourquoi cette nuance compte vraiment ?
Pour un salarié, comprendre cette structure aide à lire les annonces de gouvernance sans se tromper de niveau. Un changement de PDG n’implique pas forcément un changement de contrôle. Pour un entrepreneur, c’est un bon exemple de société où la dilution du capital n’empêche pas de conserver la main sur les décisions clés, à condition d’avoir une structure de vote adaptée. Pour un particulier, cela évite de croire qu’une action cotée a toujours un actionnariat simple.
Le cas Alphabet est presque pédagogique. D’un côté, une entreprise mondiale avec 198 933 employés recensés dans la fiche société reprise par les places de marché. De l’autre, un contrôle toujours concentré entre les mains des fondateurs grâce à l’architecture du capital. C’est précisément ce décalage qui explique pourquoi tant de réponses rapides sont incomplètes.
Questions fréquentes
Qui est le propriétaire de Google actuellement ?
Au niveau juridique immédiat, Google appartient à 100 % à Alphabet Inc. Si l’on remonte un cran, Alphabet appartient à ses actionnaires puisqu’il s’agit d’une société cotée. Et si l’on parle de pouvoir de décision, Larry Page et Sergey Brin contrôlent ensemble 52,7 % des droits de vote au 6 avril 2026.
Qui est le plus gros actionnaire de Google ?
La formulation est piégeuse, car il faut distinguer Google et Alphabet, puis capital et droits de vote. La donnée solide ici porte sur le contrôle cumulé des fondateurs : Larry Page et Sergey Brin détenaient ensemble 89,4 % des actions de classe B au 6 avril 2026. Cela suffit pour dire qu’ils forment le bloc de contrôle dominant sur les votes.
Google appartient-il encore à Larry Page ?
Pas à lui seul. Google est détenue par Alphabet, et Alphabet est possédée par l’ensemble de ses actionnaires. En revanche, Larry Page, avec Sergey Brin, conserve un pouvoir décisif grâce aux actions de classe B à 10 voix par titre.
Quelle est la différence entre GOOG et GOOGL ?
La matière disponible indique que les actions Alphabet sont cotées sous les symboles GOOG et GOOGL au Nasdaq. Cela renvoie aux différentes catégories de titres cotés du groupe. Ce point compte pour les investisseurs, car toutes les actions ne donnent pas les mêmes droits de vote.
Sundar Pichai possède-t-il Google ?
Non, diriger Google ne signifie pas en être propriétaire. Sundar Pichai est le PDG de Google depuis 2015 et d’Alphabet depuis le 3 décembre 2019. La propriété relève de la structure capitalistique d’Alphabet et de ses actionnaires, pas de la fonction de CEO.
Qui dirige Google en France ?
Pour la filiale française, le dirigeant cité dans la matière éditoriale est Sébastien Missoffe, directeur général depuis le 1er avril 2017. Ce poste concerne Google France, pas la direction mondiale du groupe. Il ne faut donc pas le confondre avec le PDG de Google au niveau global.
Sources
Sources consultées le 21 septembre 2026.
Informations vérifiées à cette date ; des évolutions ultérieures sont possibles. Vérifiez auprès de la source officielle.
- annuaire-entreprises.data.gouv.fr/entreprise/google-inc-432126092
- annuaire-entreprises.data.gouv.fr/etablissement/44306184100047